Mondialisation, Globalisation

Publié le par Bat.Assistant

Que signifie la mondialisation de l'économie

Une question qui est posée le 20/09/2006 sur le réseau Yahoo! Questions/ Réponses et qui a reçu depuis 1096 répliques plus ou moins raisonnables.

Pour mieux éclairer ma propre idée sur le sujet, je vous propose de lire (avant ou après ces quelques lignes) la Meilleure réponse - Choisie par le demandeur.

Que puis-je ajouter sur la mondialisation de l'économie ?

La mondialisation de l'économie ou sa globalisation n’est que l’aboutissement présent d’un mouvement millénaire. Depuis que l’homme a créé les systèmes et les moyens pour communiquer avec l’autre. Des signaux les plus élémentaires jusqu’aux langages les plus évolués. Car l'économie est mondiale ou elle n’est pas. La route des épices, la route de la soie, le marché mondial des hydrocarbures, l’assurance, le transport aérien, maritime, routier…

Nous avons tendance à réduire l'économique au commercial.

Le café, le thé, le sucre,  le sel et autres produits courants ne seraient pas à notre disposition sans l’existence de ces marchés mondiaux de ces formidables structures à l’échelle de la planète.

Depuis Ricardo, on ne cesse d’expliquer que tout échange est avantageux dès lors qu’il existe un avantage comparatif.

Ce fut un temps où la France n’a pas voulu importer du blé américain, pour protéger son agriculture et valoriser la qualité de son blé national. Mais la Hollande a préféré le blé américain bon marché pour alimenter son bétail. Conséquences : le lait hollandais et ses dérivés sont devenus plus compétitifs que leurs substituts français. Résultat : La France qui combattait le blé américain, s’est fait ouvrir un autre front celui des produits laitiers de hollande.

Mais peut-on lutter contre un avantage comparatif ?

Il ne s’agissait pas d’une simple concurrence entre le blé américain et le blé français comme Il ne s’agissait pas aussi d’une simple comparaison entre les produits laitiers hollandais et leurs substituts français. En réalité, Il était question d’une économie américaine plus performante dans la production et la commercialisation de son blé que l’économie française et d’une économie hollandaise qui a pu acquérir un avantage comparatif pour ses produits laitiers vis-à-vis de l’économie française.

Aujourd’hui on peut constater que l’économie chinoise possède un avantage comparatif évident pour certains produits qui « inondent » le marché européen et l’économie tunisienne a pu acquérir un avantage comparatif pour certaines activités industrielles.

Mais au-delà des échanges, l’économie se mondialise et se globalise car les défis se globalisent : la grippe aviaire, la pollution de l’air, des mers et des eaux la désertification, l’érosion, la propagation des conflits…

La lutter contre ce type de fléaux ne peut prétendre à un minimum d’efficacité que dans le cadre de réseaux nationaux, régionaux et internationaux.

La régulation des transports aériens internationaux, des échanges d’énergies (régulation des échanges de l’énergie électrique entre Etats), les mégaprojets (gazoduc Algérie-Tunisie-Italie)… sont des activités et des projets qui dépassent, par leur nature même, le cadre de la nation.

Mondialisation ou globalisation trouvent leur plus simple expression dans le fait que chacun de nous a une fenêtre sur le monde sur son bureau, dans sa poche. Il suffit d’un clic ou d’un doigt sur une touche pour entrer en communication avec quiconque de n’importe quel point du globe. Des vidéoconférences qui réunissent, au même moment, des personnes physiquement séparées par des océans, des montagnes, des déserts…

Peut-on dans ces conditions tenir le même raisonnement d’antan ?

Lorsque le 26 décembre 2004, des images du tsunami qui a ravagé des villages aux côtes de l’Asie ont fait le tour du monde. Des vidéos montrant l'arrivée de vagues inondant un restaurant de Phuket en Thaïlande ou un hôtel des rivages du Sri Lanka… ont envahi tous les écrans.

Des scènes reproduites plusieurs fois durant des semaines, ont transformé les téléspectateurs en témoins. Le drame exotique devenait presque intime.

Il s’en suivait un élan de générosité sans précédent.  Une attitude positive vu par certain comme «un ouragan de solidarité », une solidarité qui a submergé les organisations humanitaires «comme un déluge contre la vague meurtrière ».

« Jamais l’organisation Médecins sans Frontières n’avait constaté pareille mobilisation » certifie une responsable.

Voilà une des facettes radieuses de la mondialisation qui n’en est pas des moindres.

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